Une inondation historique engloutit la célèbre chocolaterie belge

[ad_1]

CHAUDFONTAINE, BELGIQUE (AFP) – Alors que les eaux de crue se retiraient dans les vallées fluviales de l'est de la Belgique industrielle, l'odeur du cacao s'est mêlée à la puanteur du fioul déversé et de la boue de la rivière.

L'usine Galler, qui abrite l'une des marques de chocolat de luxe emblématiques du pays, fait partie des nombreuses entreprises temporairement mises hors service par l'inondation sans précédent.

Construite sur les rives de la Vesdre, désormais bouillonnante, à Vaux-sous-Chevremont dans la commune de Chaudfontaine à l'extérieur de la ville de Liège, l'usine expédie des bars haut de gamme aux amateurs jusqu'au Japon.

En Belgique, qui se proclame capitale mondiale du chocolat, elle est accréditée pour approvisionner la cour royale de Philippe, roi des Belges, aux côtés de Godiva et Leonidas.

Mais, après une semaine de pluies torrentielles qui ont envoyé des vagues d'eau déferler dans les vallées étroites de cette ancienne zone houillère proche de la frontière allemande, une partie de la façade de l'usine s'est effondrée.

Des outils et des postes de travail sont emportés en tas, et de l'eau boueuse a taché les murs à 1,8 m au-dessus de son niveau normal.

"Il est temps de faire le point", a déclaré Valérie Stefenatto, la responsable de la communication de 32 ans, alors qu'elle arpentait les lieux en bottes de caoutchouc, téléphone à la main.

"La priorité est maintenant de sécuriser l'usine et de remettre l'électricité sous tension, de voir si les machines fonctionnent encore ou pas." Des cuves d'ingrédients crus avaient été renversées ou éclatées et une odeur de chocolat flottait dans l'air.

Chez Galler et dans d'autres entreprises du sud et de l'est du pays, des questions seront posées. Pourquoi les avertissements des météorologues et des climatologues ont-ils été ignorés ? Pourquoi le gouvernement n'a-t-il pas agi?

Ici, lorsque le niveau de la rivière a commencé à monter mercredi (14 juillet), le personnel a empilé des sacs de sable et arrêté la production, mais ils n'avaient aucun moyen de prédire le mur d'eau qui a frappé jeudi.

"L'usine est là depuis 1976. On n'a jamais connu d'inondation à Vaux-sous-Chevremont", soupire Stefenatto.

Les choses auraient pu être pires. Des stocks de chocolat fini ont été stockés dans un dépôt sur un terrain plus élevé, au nord de Liège, et la commune au sens large a vu cinq résidents tués et des dizaines laissés sans abri.

"Nous avons des collègues qui ont tout perdu", a déclaré Stefenatto, alors que des travailleurs épuisés trouvaient des chaises en plastique sur le parking. "Pour se remettre sur pied, il faudra se concentrer sur le moral des troupes."

Mais un camion de livraison et son conteneur de 10 m ont été projetés sur la zone de chargement, et il est trop tôt pour dire quand les 60 salariés pourront reprendre le travail.

Avant la pandémie de coronavirus, Galler produisait 1 700 tonnes de chocolat par an et réalisait 30 millions d'euros (48 millions de dollars singapouriens). Elle avait des plans d'expansion ambitieux, soutenus par un consortium liégeois et par des investisseurs étrangers.

"Nous ne savons pas encore combien de temps cela va prendre. Un, deux, trois mois ? Cela dépendra si nous décidons de nous concentrer sur certains marchés, belges ou européens", a déclaré Stefenatto à l'AFP.

Les tempêtes se sont maintenant déplacées vers l'est et le sud, dévastant l'Allemagne et menaçant les vallées alpines autrichiennes. Le bilan économique et humain définitif en Belgique, où au moins 27 sont morts, n'est pas encore connu.

[ad_2]