L’UE voit les nouvelles nĂ©gociations de Brexit « dans l’impasse » : Sources

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BRUXELLES (REUTERS) – Les nĂ©gociations entre l’Union europĂ©enne (UE) et l’ex-membre britannique sur de nouveaux accords commerciaux Ă  partir de l’annĂ©e prochaine sont dans l’impasse en raison de dĂ©saccords et de la crise du coronavirus, selon les diplomates et les fonctionnaires de la plaque tournante du bloc, Bruxelles.

Interrompus au dĂ©but de l’Ă©pidĂ©mie, les tortueux pourparlers de Brexit entre l’UE et le gouvernement du Premier ministre Boris Johnson ont Ă©tĂ© renouvelĂ©s il y a une semaine, mais ils ont rapidement Ă©chouĂ©, selon les sources.

« Nous sommes dans une impasse », a dĂ©clarĂ© un diplomate Ă  l’issue des nĂ©gociations visant Ă  convenir de nouvelles conditions commerciales entre la Grande-Bretagne et les 27 États membres du bloc Ă  partir de 2021, date Ă  laquelle prendra fin la pĂ©riode de transition actuelle de Londres après Brexit.

« Il y a beaucoup de petits dĂ©tails techniques pour lesquels nous pourrions trouver des solutions. Mais en ce qui concerne les objectifs fondamentaux que chaque partie tente d’atteindre, les diffĂ©rences sont Ă©normes. Les choses ne peuvent pas bouger sans une impulsion politique. Et il a disparu. »

Après les discussions de la semaine dernière, le nĂ©gociateur en chef de l’UE, Michel Barnier, a averti que Londres devait bouger pour combler les lacunes afin qu’un accord soit conclu dans le peu de temps disponible.

Le porte-parole de M. Johnson a rĂ©pondu lundi (27 avril) que l’Ă©quipe de Londres Ă©tait prĂŞte Ă  continuer Ă  parler « mais cela ne nous rend pas plus susceptibles d’accepter les propositions de l’UE dans les domaines oĂą elles ne tiennent pas compte du statut d’État indĂ©pendant du Royaume-Uni ».

« Il est clair que l’UE devra faire preuve de volontĂ© politique pour faire avancer les nĂ©gociations, en particulier sur les questions de pĂŞche et d’Ă©galitĂ© des conditions de concurrence, afin de contribuer Ă  trouver une solution Ă©quilibrĂ©e.

D’autres nĂ©gociations doivent avoir lieu d’ici le dĂ©but du mois de juin.

Les fonctionnaires de l’UE notent qu’il est encore temps pour Londres et Bruxelles de respecter un dĂ©lai Ă  la fin de ce mois pour convenir d’une prolongation des nĂ©gociations au-delĂ  de la fin de l’annĂ©e.

Mais M. Johnson, qui a eu une attaque de Covid-19 qui a mis sa vie en danger et qui est sous le feu des critiques chez lui pour avoir gĂ©rĂ© l’Ă©pidĂ©mie, a Ă©cartĂ© cette possibilitĂ©.

« Peut-ĂŞtre devrions-nous simplement le croire quand il dit qu’il ne prolongera pas la pĂ©riode de transition », a dĂ©clarĂ© un fonctionnaire de l’UE participant aux nĂ©gociations. « Dans ce cas, nous sommes un peu perplexes quant Ă  la suite… Le calendrier serrĂ© est encore plus dĂ©licat maintenant avec le coronavirus il n’y a pas de place pour perdre du temps.

AUCUNE PERCÉE EN VUE

Alors que le bloc affirme qu’un accord de libre-Ă©change relativement modeste est possible avant la fin de l’annĂ©e, il y attache des conditions – y compris des garanties rigides de concurrence loyale – qui ont Ă©tĂ© rejetĂ©es par la Grande-Bretagne.

Selon les sources de l’UE, les nĂ©gociations n’ont pas progressĂ© sur ces dispositions dites d’Ă©galitĂ© des conditions de concurrence, ni sur les garanties en matière de protection des donnĂ©es personnelles et de droits de l’homme. Alors que Londres recherche des accords sur les diffĂ©rents domaines qu’elle juge bĂ©nĂ©fiques, le bloc insiste sur un accord unique et global qui couvrirait plus de terrain.

Parmi une myriade de questions litigieuses, le bloc refuse la demande de la Grande-Bretagne de continuer Ă  avoir accès Ă  la base de donnĂ©es de l’UE sur la police et les frontières, le système d’information Schengen.

Selon le rapport, les restrictions imposĂ©es par le coronavirus sur les rĂ©unions physiques et la pression qu’il a exercĂ©e sur les gouvernements signifient que la ratification nĂ©cessaire de tout accord par les États de l’UE et le Parlement europĂ©en nĂ©cessiterait plus de temps que prĂ©vu.

De son cĂ´tĂ©, la Grande-Bretagne a refusĂ© une demande de la Commission europĂ©enne pour un bureau Ă  Belfast afin de permettre Ă  des experts de l’UE de surveiller les contrĂ´les Ă  la frontière irlandaise sensible.

« Les discussions n’avancent pas et il semble qu’il n’y ait pas beaucoup d’idĂ©es pour l’instant sur la manière d’obtenir une percĂ©e », a dĂ©clarĂ© un deuxième diplomate de l’UE.

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