Les ministres libanais effectueront une visite de plus haut niveau en Syrie depuis des années en pleine crise de l'électricité

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BEYROUTH (REUTERS) – Une délégation du gouvernement intérimaire du Liban se rendra en Syrie samedi 4 septembre lors de la visite de plus haut niveau depuis des années, dans le but d'ouvrir la voie à un plan soutenu par les États-Unis pour atténuer une crise électrique au Liban en transmettant l'électricité via le réseau syrien.

Les responsables du gouvernement libanais ont pour la plupart évité la Syrie depuis le début de la guerre en 2011, Beyrouth ayant adopté une politique consistant à rester à l'écart des conflits régionaux, alors même que le groupe chiite lourdement armé du Hezbollah se battait pour soutenir Damas.

Le Liban souffre de pénuries d'énergie qui ont contraint même les services essentiels, y compris les hôpitaux, à fermer ou à réduire leurs opérations.

La crise est le résultat d'un effondrement financier plus large qui a dévasté l'économie depuis 2019.

La délégation discutera du plan par lequel le gaz égyptien sera utilisé pour produire de l'électricité en Jordanie qui sera ensuite acheminée via la Syrie, a déclaré un responsable libanais.

La délégation sera conduite par la ministre des Affaires étrangères Zeina Akar, qui détient également plusieurs autres portefeuilles.

"Nous espérons que le projet avancera rapidement car les Libanais en ont besoin dans ces circonstances difficiles", a déclaré Mme Akar à Reuters.

L'ambassade syrienne au Liban avait informé la partie libanaise que la Syrie était prête à accueillir la délégation pour discuter des questions liées au gaz et à l'électricité, a-t-elle ajouté.

Un communiqué du ministère syrien de l'Information a indiqué que le ministre des Affaires étrangères Faisal Mekdad recevrait samedi la délégation libanaise, qui comprend également les ministres des Finances et de l'Énergie, à la frontière.

Les États-Unis ont déclaré qu'ils étaient en pourparlers avec l'Égypte, la Jordanie et la Banque mondiale pour aider à trouver des solutions à la crise énergétique du Liban.

La présidence libanaise a déclaré le mois dernier que Washington avait décidé d'aider à travers ce plan.

Les sanctions américaines contre Damas compliquent tout effort visant à aider le Liban via la Syrie, une question discutée par les sénateurs américains qui se sont rendus au Liban cette semaine. Le sénateur américain Chris Van Hollen a déclaré à Reuters que des moyens étaient à l'étude pour remédier à la complication malgré les sanctions.

L'ambassadrice des États-Unis au Liban, Dorothy Shea, a déclaré qu'il y avait une volonté de concrétiser le plan.

Les sanctions américaines contre la Syrie incluent la loi Caesar, que Washington a appliquée l'année dernière et qui peut geler les avoirs de toute personne traitant avec la Syrie, quelle que soit sa nationalité.

Ils visent à forcer le président Bachar al-Assad à arrêter la guerre et à accepter une solution politique.

Les relations avec Damas ont longtemps été un point de friction entre alliés et adversaires de M. Assad au Liban.

Les ministres se sont rendus de temps à autre à Damas, seulement pour que le gouvernement leur dise qu'ils s'y étaient rendus à titre individuel.

Le Hezbollah soutenu par l'Iran, qui est répertorié comme un groupe terroriste par Washington, appelle depuis longtemps à un engagement plus étroit.

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