Le chef du Hezbollah met en garde contre la "politisation" de l'enquĂȘte sur l'explosion du port libanais

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BEYROUTH (AFP) – Le chef du Hezbollah libanais a mis en garde samedi 7 aoĂ»t contre la "politisation" d'une enquĂȘte sur une explosion meurtriĂšre dans un port l'annĂ©e derniĂšre, rejetant les accusations selon lesquelles le groupe aurait Ă©tĂ© impliquĂ© dans l'apport d'engrais explosifs Ă  quai.

Hassan Nasrallah a pris la parole aprÚs que le Liban a marqué mercredi un an depuis que des centaines de tonnes d'engrais à base de nitrate d'ammonium ont explosé dans un entrepÎt du port de Beyrouth, tuant au moins 214 personnes et détruisant des pans entiers de la ville.

Les détracteurs du groupe chiite ont affirmé ces derniÚres semaines qu'il était impliqué dans l'acheminement de la substance au port afin qu'elle puisse se rendre en Syrie voisine pour que son allié le gouvernement de Damas l'utilise dans des barils d'explosifs pendant la guerre civile syrienne.

Mais Nasrallah dans un discours télévisé a rejeté ces accusations comme "fabriquées" et "ridicules".

"Comme si le Hezbollah qui a des armes et des roquettes (…) avait besoin d'apporter du nitrate", a ajoutĂ© le chef du groupe soutenu par l'Iran.

"Comme si, avec ses entrepÎts pour accueillir des dizaines de milliers de fusées, il n'avait pas d'entrepÎts pour mettre le nitrate."

Il a rejeté les accusations comme étant « un ciblage politique payé par l'Amérique et l'Arabie saoudite au service d'Israël ».

Il est apparu aprÚs l'explosion que les autorités savaient que le nitrate d'ammonium s'attardait au port depuis des années.

Une enquĂȘte locale a Ă©tĂ© lancĂ©e sur la catastrophe mais a stagnĂ©, les familles des victimes et des survivants devenant de plus en plus en colĂšre et accusant les politiciens d'essayer de l'entraver Ă  chaque instant.

Nasrallah, dans son discours, a Ă©galement attaquĂ© le juge principal enquĂȘtant sur l'explosion, l'appelant Ă  fournir des preuves pour Ă©tayer sa dĂ©cision de convoquer des responsables actuels et anciens pour un interrogatoire dans l'affaire.

« OĂč sont les preuves ? » a-t-il dĂ©clarĂ©, appelant le juge Tareq Bitar Ă  partager les rĂ©sultats.

Le juge exige que le Parlement lĂšve l'immunitĂ© de trois anciens ministres afin qu'il puisse procĂ©der Ă  des enquĂȘtes, mais les lĂ©gislateurs ont demandĂ© plus de preuves avant de dĂ©cider de lever ou non l'immunitĂ©.

Bitar a rejeté la demande du parlement.

Le ministre de l'Intérieur par intérim n'a pas non plus autorisé Bitar à interroger le haut responsable du renseignement Abbas Ibrahim sur l'explosion.

"L'enquĂȘte est politisĂ©e", a dĂ©clarĂ© Nasrallah. "Soit il doit travailler… de maniĂšre claire, soit la justice doit trouver un autre juge."

En février, le prédécesseur de Bitar a été démis de ses fonctions par un tribunal, qui avait mis en doute son impartialité car sa maison avait été endommagée par l'explosion.

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