L'Arménie demandera un déploiement militaire russe à la frontière azerbaïdjanaise

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EREVAN (AFP) – Le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan a déclaré jeudi 29 juillet qu'il demanderait le déploiement de gardes-frontières russes le long de la frontière de son pays avec l'Azerbaïdjan pour empêcher une nouvelle escalade après de nouveaux affrontements.

L'année dernière, l'Arménie et l'Azerbaïdjan ont mené une guerre de six semaines dans la région séparatiste du Haut-Karabakh.

Le conflit a fait quelque 6 500 morts et s'est terminé par un cessez-le-feu négocié par la Russie qui a vu l'Arménie céder des territoires qu'elle contrôlait depuis des décennies.

Ces derniers mois, les tensions ont été vives au-dessus de la frontière commune des deux pays.

Mercredi, trois soldats arméniens ont été tués lors de nouveaux affrontements frontaliers avec les forces azerbaïdjanaises, dans certains des combats les plus intenses entre les rivaux du Caucase depuis la guerre de l'an dernier.

S'adressant à une réunion du Cabinet jeudi, Pashinyan a déclaré qu'il souhaitait demander plus d'aide à Moscou.

"Je pense qu'il est logique d'envisager la question de stationner des avant-postes de gardes-frontières russes le long de tout le tronçon de la frontière arméno-azerbaïdjanaise", a-t-il déclaré.

Pashinyan a déclaré que cette décision aiderait les deux pays à "effectuer des travaux sur la démarcation et la délimitation de la frontière sans risque d'affrontements militaires".

"Nous prévoyons de discuter de la question avec nos collègues russes."

Maman du Kremlin

Le porte-parole du président russe Vladimir Poutine a refusé de commenter la proposition de Pashinyan. "Les contacts avec Erevan se poursuivent, je n'ai plus rien à dire", a déclaré Dmitri Peskov aux journalistes.

Il a également déclaré que la Russie était impliquée dans les efforts visant à calmer les nouvelles tensions entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

"Les travaux se poursuivent pour assurer la pleine mise en œuvre des accords bilatéraux", a-t-il déclaré.

Après les nouveaux affrontements, les deux pays ont échangé des accusations d'avoir déclenché les combats avant qu'un cessez-le-feu ne soit convenu avec l'aide de la Russie.

Après la guerre, l'Arménie a accusé les forces azerbaïdjanaises d'une série d'intrusions aux frontières et de s'emparer de poches de territoire, notamment le long d'un lac partagé par les deux pays.

Les nouveaux affrontements frontaliers ont fait craindre une nouvelle flambée des tensions sur le Haut-Karabakh, une région ethnique arménienne d'Azerbaïdjan qui s'est détachée du contrôle de Bakou au début des années 1990 après l'effondrement de l'Union soviétique.

Moscou, qui possède une base militaire en Arménie, a déployé quelque 2 000 soldats de la paix dans et autour du Karabakh pour superviser le cessez-le-feu.

Pashinyan a déjà demandé à Poutine un soutien militaire, affirmant que jusqu'à 600 soldats azerbaïdjanais sont stationnés sur le territoire arménien, une affirmation démentie par Bakou.

La Russie a proposé d'aider à résoudre les différends frontaliers en travaillant avec les deux parties pour définir clairement les frontières.

Les États-Unis et la France ont appelé l'Azerbaïdjan à retirer ses forces.

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