La Russie et les EuropĂ©ens s’affrontent au sujet des armes chimiques de la Syrie

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La Russie, alliĂ©e de la Syrie, a affrontĂ© les nations europĂ©ennes au Conseil de sĂ©curitĂ© des Nations unies mercredi, Ă  la suite d’un rapport d’un organisme mondial de surveillance des armes chimiques qui blâme l’armĂ©e de l’air syrienne pour les attaques au sarin et au chlore perpĂ©trĂ©es contre une ville tenue par les rebelles en 2017.

Le 8 avril, l’Organisation pour la prĂ©vention des armes chimiques basĂ©e Ă  La Haye a dĂ©clarĂ© qu’il y avait des « motifs raisonnables » de croire que la 50e brigade de la 22e division aĂ©rienne de l’armĂ©e de l’air syrienne, utilisant des avions militaires russes Sukhoi Su-22 et un hĂ©licoptère, avait larguĂ© des bombes aĂ©riennes M4000 contenant du gaz neurotoxique sarin sur une ville, ainsi qu’une bouteille contenant du chlore toxique sur un hĂ´pital.

Izumi Nakamitusu, responsable du dĂ©sarmement Ă  l’ONU, a informĂ© le Conseil sur le rapport de l’OIAC et a soulignĂ© que les conclusions Ă©taient « profondĂ©ment bouleversantes ».

L’ambassadeur adjoint de l’Allemagne auprès des Nations unies, Jurgen Schulz, a dĂ©clarĂ© au Conseil : « La responsabilitĂ© est essentielle et l’impunitĂ© pour ces crimes odieux n’est pas une option ».

« Sans responsabilitĂ©, les atrocitĂ©s continueront, si ce n’est par le rĂ©gime syrien, alors par d’autres enhardis par la capacitĂ© Ă  utiliser ces armes horribles pour s’accrocher au pouvoir. Nous appelons donc les États parties Ă  la Convention sur les armes chimiques et le Conseil de sĂ©curitĂ© Ă  agir de manière dĂ©cisive et unie pour rĂ©pondre aux conclusions de ce rapport », a dĂ©clarĂ© l’ambassadeur d’Estonie auprès des Nations unies, Sven Jurgenson.

L’ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia, a dĂ©clarĂ© au Conseil que toutes les armes chimiques de la Syrie avaient Ă©tĂ© dĂ©truites et a accusĂ© les experts de l’OIAC de « se faire l’Ă©cho d’accusations infondĂ©es » de la part de certains pays non nommĂ©s, de « partialité » et de prĂ©parer un rapport « sans la moindre trace de diligence ».

Lorsque le rapport a Ă©tĂ© publiĂ©, le gouvernement syrien a rejetĂ© les allĂ©gations, affirmant qu’il ne possĂ©dait plus d’armes chimiques suite Ă  un accord de 2013.

Le rapport indique que les autoritĂ©s syriennes ont refusĂ© Ă  plusieurs reprises de coopĂ©rer Ă  l’enquĂŞte, qui comprenait des entretiens avec des tĂ©moins, des analyses d’Ă©chantillons prĂ©levĂ©s sur les sites des attaques, ainsi que l’examen des symptĂ´mes signalĂ©s par les personnes touchĂ©es.

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