Coronavirus : la ville de la RD Congo se verrouille alors que d’autres pays africains font état de décès

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LUBUMBASHI (AFP) – La deuxième plus grande ville de la République démocratique du Congo a entamé une quarantaine d’heures de confinement et trois autres pays africains, le Nigeria en tête, ont annoncé lundi 23 mars des décès dus au coronavirus, alors que la maladie s’étend au sud du Sahara.

Les forces de sécurité ont été déployées dans la ville de Lubumbashi, dans le sud-est de la RDC, où les rues sont désertes et les magasins fermés, a déclaré un journaliste de l’AFP.

Cette décision a été prise après l’arrivée dimanche de deux personnes soupçonnées d’être atteintes d’un coronavirus sur un vol régulier en provenance de la capitale Kinshasa, ont indiqué les autorités de la province du Haut-Katanga.

Des tests accélérés ont été effectués sur eux et les résultats ont été positifs.

Des échantillons ont été envoyés à l’Institut national de recherche biomédicale (IRNB) à Kinshasa pour confirmation, a déclaré le ministre de la santé Eteni Longondo.

« Un confinement total de 48 heures a été déclaré sur toute la province du Haut-Katanga à partir de lundi », a déclaré le gouverneur Jacques Kyabula dans un communiqué.

La mesure « permettra aux autorités d’identifier les autres passagers à bord de ce plan de quarantaine », a-t-il déclaré.

L’avion transportait 77 passagers, selon les autorités.

Le Haut-Katanga, riche en cuivre et en cobalt, est l’une des 26 provinces de la RDC, le plus grand pays d’Afrique subsaharienne.

La RDC a enregistré 30 cas de coronavirus depuis le 10 mars, dont deux mortels.

Quatre législateurs réunis à Kinshasa lundi ont exhorté le président Félix Tshisekedi à mettre la capitale tentaculaire « en quarantaine et à l’isoler du reste du pays ».

« Nous sommes extrêmement préoccupés par le risque de propagation du virus à la suite de voyages en provenance de Kinshasa et du reste du pays », ont-ils déclaré.

L’Afrique a été lente à suivre la terrifiante augmentation des cas de virus observée au Moyen-Orient et en Europe.

La raison de cette situation n’est pas claire, mais de nombreux pays africains ont utilisé ce temps précieux pour imposer des restrictions de voyage, fermer des écoles et appeler à la distanciation sociale.

Mais aujourd’hui, les chiffres augmentent considérablement.

Selon un bilan établi par l’AFP, le nombre de cas connus sur le continent – y compris en Afrique du Nord – s’élevait à un peu moins de 1 500 lundi, dont 49 ont été mortels.

Le premier cas détecté au sud du Sahara a été annoncé à Lagos le 28 février, et le premier décès a été signalé dans l’État du Sahel au Burkina Faso mercredi dernier.

Elle a ensuite été suivie par des décès au Gabon, en RDC et à l’île Maurice.

Lundi, trois autres pays sont venus s’ajouter à cette liste : Le Nigeria – le pays le plus peuplé d’Afrique – ainsi que la Gambie en Afrique occidentale et le Zimbabwe au sud.

Les trois décès concernent des personnes qui sont arrivées après avoir fait de longs voyages à l’étranger.

Le décès du Nigérian est celui d’un homme de 67 ans qui revenait d’un traitement médical en Grande-Bretagne et était atteint d’un cancer et d’un diabète, a déclaré le Centre nigérian de contrôle des maladies.

La mort en Gambie est celle d’un enseignant itinérant de 70 ans du Bangladesh, arrivé du Sénégal voisin.

« Il aurait voyagé depuis six autres pays, où il prêchait de la même manière », a déclaré le ministère gambien de la santé.

Au Zimbabwe, le ministère de la santé a fait état du décès d’un homme de 30 ans qui s’était rendu à New York le mois dernier et qui est rentré chez lui le 9 mars, en passant par Johannesburg, en Afrique du Sud voisine.

Les experts de la santé ont lancé des avertissements forts et répétés sur la vulnérabilité de l’Afrique au coronavirus.

Les bidonvilles surpeuplés, les mauvaises conditions sanitaires et les infrastructures sanitaires délabrées offrent des opportunités idéales pour le microbe mortel.

« Le système lui-même est surchargé et inadéquat pour faire face à une épidémie de coronavirus », a déclaré la semaine dernière à l’AFP le médecin zimbabwéen Norman Matara.

Il a déclaré qu’il n’y avait que huit unités de soins intensifs et deux unités d’isolement en état de marche dans tout son pays.

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